E-mailing et paysage B2B : ce qu’en pensent les entreprises

L’e-mailing ne cesse d’évoluer et de s’adapter aux stratégies de communication B2B.  Il semble qu’actuellement, 70% des marketeurs ne priorisent plus le courriel et le considèrent désormais comme un élément complémentaire d’une campagne de pub. Mais certaines sociétés continuent de penser que l’e-mail reste un outil essentiel et fondamental pour le marketing online. C’est le cas de la société Pardot qui a décidé de mener une étude là-dessus. « Plutôt que d’utiliser les courriels, la plupart des acheteurs optent pour d’autres stratégies de prospection » indique Adam Blitzer, co-fondateur et directeur général de Pardot.

A l’heure où la communication se fait à travers divers canaux, 65% des entreprises B2B n’investissent effectivement pas plus de 25% de leur budget à l’e-mailing et seuls 9% des sociétés y consacrent plus de 50% de leur budget.

Ainsi, envoyer un email ne suffit plus, il faut être ubiquitaire sur le web pour avoir plus de chance d’être visible. Les pages, les actions sur les réseaux sociaux, les annonces en lignes…tout cela sont des éléments à prendre en compte. Mais comme certains sont plus performants que d’autres, les annonceurs ont tendance à privilégier certains au détriment des autres.

On sait que 25% seulement des campagnes Business to Business sont orientées mobile tandis que 43% sont testées sur différentes plateformes, notamment les services de messageries et 61% représentent une utilisation au goutte à goutte.
La société Parot rapporte dans les résultats de son étude que 47% des entreprises sondées pensent que l’e-mailing restera important dans une campagne, au moins pour les 5 ans à venir. La moitié pense le contraire et le reste (3%) misent tout sur les réseaux sociaux.

Les NTIC sous le tunnel de la Manche : téléphonie et Internet mobile enfin disponibles

A l’occasion des Jeux Olympiques de Londres, les opérateurs télécoms historiques, Orange, Bouygues Telecom et SFR, en collaboration avec Eurotunnel, ont mis en route un système de retransmission optique permettant aux passagers des trains à grande vitesse et du Shuttle d’utiliser leur téléphone portable dans le tunnel sous la Manche pour accéder à Internet mais aussi pour téléphoner.

Notons que les voyageurs empruntant cette itinéraire sont au nombre de 20 millions par an. Ils pourront désormais téléphoner, envoyer et recevoir des messages mais aussi et surtout naviguer sur Internet à partir de leur mobile en parcourant les 53 km de tunnel sous la Manche.

Il s’agit d’un système destiné aux réseaux de téléphonie et d’internet : 2G (GSM 900, DCS 1800),  3G (UMTS 2100) et GSM-P. Pour leur part, les opérateurs de téléphonie français auront à assurer une prolongation de leur couverture 2G et 3G la partie Sud du tunnel ferroviaire allant dans le sens France-Grande Bretagne. Pour cela, ils utiliseront un câble de diffusion du signal radio qui permet la diffusion des ondes et des répéteurs optiques placés tous les 750 mètres.

Il incombera aux opérateurs de télécommunication britannique de se charger de la partie Nord  du tunnel (le sens Grande-Bretagne-France). Le tunnel Nord sera couvert après les Jeux Olympiques 2012. En ce qui concerne l’opérateur mobile français Free, le communiqué commun du pilote du projet, Alcatel-Lucent, et d’Eurotunnel indique qu’il rejoindra le dispositif mis en service un peu plus tard.

Taxation à 75% en France : certaines entreprises veulent déjà délocaliser les concernés

La taxe à 75% n’est même pas encore votée que certaines entreprises se mettent déjà à prendre des mesures pour délocaliser ses cadres et dirigeants percevant les plus hauts revenus. Le président François Hollande avait promis de taxer les plus hauts revenus à hauteur de 75%, promesse que certaines entreprises ont anticipé en prenant les mesures nécessaire pour y échapper.

La plupart des dirigeants et cadres concernés se réfugieront certainement à Londres puisque David Cameron  avait promis d’accueillir à bras ouverts les entreprises françaises qui décideraient de délocaliser pour échapper à cette taxe.

Faute de fiscalité attrayante, Paris ne sera plus une destination privilégiée par les cadres étrangers. « Vous ne trouverez plus aucun cadre étranger qui accepte de venir à Paris. Cette mesure va freiner l’attractivité de la place de Paris » lit-on dans les pages du Figaro.
« J’observe des inquiétudes dans mon entourage, ce sont avant tout mes collaborateurs qui m’interrogent sur leur déménagement à l’étranger. Je ne sais pas comment je vais faire » confie un  patron au Figaro.

Ce sont les cadres français travaillant dans les groupes internationaux qui sont les plus inquiets étant donné que la taxe s’appliquera à leur salaire tandis que les cadres étrangers occupant le même poste seront tranquilles. Ainsi, ce sont certains cadres eux-mêmes qui incitent leur patron à les délocaliser : « J’ai une pression de certains cadres dirigeants pour partir à l’étranger » affirme le patron d’un groupe dans les pages du Figaro.
Néanmoins, la plupart des entreprises attendent de connaître les modalités d’application de la taxe pour prendre des mesures radicales. Certains continuent d’espérer qu’elle sera temporaire.

Les responsables marketing privilégient les leviers digitaux d’acquisition : Baromètre d’Adobe et Valtech

Adobe et Valtech ont travaillé ensemble pour réaliser le premier baromètre du Marketing digital.  Plus de 250 directeurs et responsables marketing ont participé à cette étude dont les résultats affirment que le référencement et l’e-mail sont toujours des leviers prioritaires.

L’étude indique donc que 91% des responsables marketing interrogés déclarent avoir une équipe orientée digital. 29% d’entre eux attribuent la gestion de ces projets uniquement à des équipes en interne tandis que 67% la confient à des agences en externe collaborant avec des équipes en internes. Seuls 4% externalisent la totalité de ces projets.

Le baromètre présenté par Valtech et Adobe se résume comme suit :
La taille des équipes digitales marketing en interne :

  • Entre un et deux salariés : 39 % ;
  • Entre trois et cinq salariés : 24 % ;
  • Plus de cinq salariés : 28 %.

 Les profils présents dans les équipes :

      • Un digital manager : 43 % ;
      • Un community manager : 39 % ;
      • Un responsable du trafic on line : 35 %
      • Un web analyst : 35 % ;
      • Un social analyst : 11 %.

 Les leviers digitaux prioritaires pour 2012 :

  • L’e-mail marketing : 62 % ;
  • Le social : 57 % ;
  • Le référencement SEO/SEM : 49 % ;
  • Le mobile : 38 % ;
  • L’affiliation : 19 % ;
  • Le display : 15 %.

Les trois priorités pour améliorer la conversion :

  • Les expériences utilisateurs : 68 %;
  • L’analytics : 43 % ;
  • Le contenu personnalisé : 39,5 %
  • Le moteur de recherche : 39 % ;
  • L’A/B testing : 39 % ;
  • Les recommandations : 19 % ;
  • La reconnaissance de l’utilisateur : 12 %.

Les leviers d’acquisition utilisés en priorité :

  • L’e-mail : 59% ;
  • Le SEO : 48 % ;
  • Le SEM : 39 % ;
  • Les réseaux sociaux : 38 % ;
  • L’affiliation : 28 % ;
  • Le brand content : 24 % ;
  • Le display : 23 %.

Le gouvernement français refuse la délocalisation des emplois dans les télécoms

Fleur Pellerin, ministre déléguée à l’Economie numérique, affirme que le gouvernement n’est pas disposé à tolérer la destruction et encore moins la délocalisation d’emplois dans le secteur de la télécommunication.

La ministre a annoncé que le gouvernement va présenter « un train de mesures qui permettra d’éviter la casse sociale et de relancer les investissements, de réconcilier l’intérêt des consommateurs et celui des salariés » dès la rentrée prochaine. « C’est l’emploi qui va être la variable d’ajustement. Et bien non, nous ne l’acceptons pas, parce que le secteur des télécoms est particulier, il est réglementé et il est protégé de la concurrence internationale » explique Mme Pellerin.

Arnaud Montebourg et Fleur Pellerin ont reçu les 4 opérateurs concernés à Bercy, l’entrevue a duré plus de 2 h. voici les commentaires de deux dirigeants à la sortie de la réunion : « Cette rencontre a été très utile, sérieuse et ouverte, nous ne sommes pas dans une situation bloquée. Le gouvernement nous a écouté et nous allons nous revoir, peut-être avant la fin juillet » a indiqué le nouveau patron de SFR, Stéphane Roussel  avant d’ajouter : « Nous sommes prêts à faire des efforts des deux côtés, si on nous donne les moyens économiques. Nous avons étudié la possibilité de trouver des solutions industrielles à moyen terme. Tous les sujets sont liés entre eux, le sujet de l’emploi est lié aux sujets économiques. Et la question des relocalisations est un sujet qui n’a pas de sens tout seul »

Le patron d’Orange, Stéphane Richard quant à lui, s’est contenté de dire que « Cela a été une réunion tout à fait constructive, nous avons fait le point sur le secteur ». Les responsables de Bouygues Télécom et Free mobile ont préféré s’abstenir de tout commentaire pour le moment. Notons pour finir que la majorité des centres d’appels sont délocalisés au Maghreb pour des raisons économiques.