Stress au sein des centres d’appels en Belgique : une semaine d’actions est préconisée

En Belgique, d’après la dernière étude du SPF Emploi Travail et Concertation sociale, c’est dans les call centers que le niveau de stress reste le plus élevé par rapport à la moyenne des travailleurs. Routine à n’en plus finir, pression suscitée par le contrôle des performances, clients désagréables et difficiles à gérer, travail répétitif, contrats bradés et relativement précaires, …tel est le quotidien des télétravailleurs, si bien que le stress est presque inévitable et à un niveau bien inquiétant qui plus est. Certes, certains call centers font des efforts pour améliorer les conditions de travail mais le stress et le turn over restent encore présent dans beaucoup d’entre eux.

Aussi, les syndicats ont décidé d’organiser une semaine d’actions devant plusieurs centres d’appels afin de dénoncer cette situation précaire selon un communiqué du front commun syndical. la LBC-NVK,  le SETCa-BBTK et la CNE dénoncent les conditions de travail dans ces établissements où les possibilités d’épanouissement sont très limitées.

Du 22 au 26 octobre 2012, des actions devant plusieurs call centers du pays seront menées dans le cadre de la lutte contre le stress des travailleurs. A noter que ces actions font également partie de la campagne annuelle de l’UNI Global Union, une organisation internationale rassemblant les syndicats d’employés dans le monde, notamment pour les centres d’appels.

A travers cette semaine d’actions les acteurs de terrain  seront sensibilisés « sur toute une série de solutions simples à mettre en oeuvre, qui permettent de lutter contre le stress et d’améliorer la qualité de ces emplois: offrir de véritables possibilités de formations, tenir compte des préférences des travailleurs dans la planification, développer de plans de carrière, interdire l’ingérence du donneur d’ordre, … »

Call center en Belgique : 182 postes menacés chez Stefanini, Belgacom en cause

182 emplois sur 240 vont être supprimés au sein du call center Stefanini à Evere. C’est ce que le membre du syndicat socialiste Geert Haverbeke a annoncé. L’entreprise compte remercier ces employés dès le mois de septembre qui vient. Aussitôt, une assemblée du personnel a été tenue vendredi. Malheureusement, aucun compromis n’a été trouvé sur le plan social entre la direction et les syndicats.

Prime de départ et minimum légal seulement : « Tout ce qu’on a proposé, la direction l’a toujours refusé. Ils veulent juste nous donner le minimum légal et une prime de départ 500 euros bruts. C’est inacceptable » commente la déléguée syndicale FGTB, Gina Ndemakrozo.

Rupture de contrat à tout moment : Mme Ndemakrozo a expliqué que le centre d’appels travaillait presque exclusivement avec l’opérateur Belgacom et comme ce dernier n’a pas souhaité renouveler son contrat, la direction a pris la décision de se séparer de plus de la moitié de ses employés. Mais elle a précisé que le contrat signé par l’opérateur Belgacom comportait une cause stipulant que le client était autorisé à rompre le contrat à tout moment.

Grève devant Belgacom
Les salariés de Stefanini feront donc une grève lundi pour manifester le mécontentement face à ces mesures. Ils ont décidé qu’aucun appel ne sera traité jusqu’à samedi 6h. Etant donné que c’est cette rupture de contrat qui est à l’origine de cette suppression massive d’emploi, les mutins concernés se donnent rendez-vous à 10h devant le siège de Belgacom.