Le mot de passe sur Internet : obsolète ou pas ?

Les mots de passe ne sont plus vraiment efficaces pour protéger les comptes et les informations qu’ils contiennent sur le web. Il n’y a qu’à voir l’ampleur des piratages les plus récents pour s’en rendre compte. LinkedIn, Yahoo, Sony….ils ont tous été victimes de cyberattaque avec des milliers d’identifiants et de données personnelles volées. Mais le pire est encore à venir car la sécurité des plateformes web ne semblent pas jamais assez sécurisée pour prévenir le piratage.

Les fuites sont donc amenées à se multiplier. En plus d’être inefficace, le mot de passe donne aussi beaucoup de travail aux utilisateurs qui doivent mémoriser plusieurs codes d’accès complexe et les changer régulièrement.

Bill Gates l’avait prédit en 2004 et le magazine Forbes le confirme aujourd’hui à travers un article portant sur l’avenir de l’identification sur Internet. Pour magazine américain, le mot de passe sera remplacé par une technologie plus sécurisé : la biométrie. On peut d’ores et déjà imaginer que dans le futur, les comptes seront déverrouillés par reconnaissance faciale, l’empreinte digitale ou encore l’identification par la rétine. Mais cela ne se fera pas du jour au lendemain. Une telle alternative met du temps à se déployer. Les mots de passe ne disparaîtront donc pas aussi vite.

D’ailleurs, le chef du service d’expertise informatique de la CNIL, Gwendal Le Grand, estime que le mot de passe est loin d’être désuet. Ce spécialiste pense à une solution plus rapide : celle de demander un deuxième secret pour compléter les paramètres du compte. Cette technique est déjà adoptée par plusieurs sites Internet comme celui de Google.

Plusieurs autres alternatives peuvent être envisagées mais chacune a ses inconvénients. Citons par exemple la voix, le code visuel, la clé USB, le téléphone mobile ou encore l’authentification à travers un geste ou la manière de frapper.

Internet : Une société française dans le collimateur d’Anonymous

Les Anonymous menacent un gérant de société française pour avoir plagié leur nom et leur logo. Le gérant d’Early Flicker a vite fait d’attiser la colère de ces pirates informatiques. Celui-ci a assuré qu’il n’avait pas l’intention d’exploiter ce « buzz » pour propulser ses ventes.

Le 16 février 2012, cette entreprise a déposé à l’Institut nationale de la propriété industrielle, le nom, le slogan et le logo des Anonymous. Vêtements, sacs et vaisselle pouvaient être fabriqué à cette effigie grâce à ce dépôt.

Pour dénoncer cela, « Anonymous n’est pas à vendre » a été mis en ligne sur les plateformes de partage vidéo mardi. C’est AnonymousFrancophone qui a publié cette vidéo dans laquelle on peut entendre : «Notre logo et notre slogan ont été détournés à des fins marketing par une société peu scrupuleuse. Le gérant de la société Early Flicker a usurpé nos symboles en les enregistrant comme marque déposée auprès de l’Inpi afin de les utiliser pour leur business. Anonymous, soucieux de la liberté d’expression, exige de M. (Apollinaire) Auffret (le gérant) qu’il retire ces marques déposées de sa société, sous peine de déchaîner notre colère» (voix issue d’un logiciel de transcription vocale)

Les comptes de messagerie électronique de Mr Auffret ont aussitôt été piratés selon ses dires sur le site d’Early Flicker.  Celui-ci a d’ailleurs décrétée une fermeture temporaire de ce site. Le gérant s’est confié à l’AFP en précisant qu’ils ont (lui et les Anonymous) trouvé un terrain d’entente. Pour cela, il s’engage à renoncer à la propriété du slogan et ceci fait, le collectif publiera une vidéo pour le blanchir. Selon leur accord, Early Flicker pourra continuer à vendre ses produits sous le sigle Anonymous et les pirates vont arrêter de faire pression sur Internet.

Délocalisation des centres d’appels du Stif : quelles alternatives ?

Maxime Paul, conseiller municipal de Brest et vice-président d’Eau du Ponant s’exprime sur la délocalisation du Stif qui met le gouvernement en émoi. Son témoignage, adressé à l’Humanité.fr, montre qu’il y avait une autre alternative et pourtant…« Il y a des règles en matières de marchés publics, elles ont été respectées dans ce cas » disait François Hollande  pour commenter l’affaire de la délocalisation du service d’assistance téléphonique du Stif.

« Oui, les règles sont respectées estime Maxime Paule, mais  en lançant ce marché public, les élus connaissaient les règles et savaient qu’une telle prestation risquait d’être délocalisée dans un pays où la main d’œuvre est moins élevée. Que faut-il faire alors ? Se dire « On n’y peut rien, il n’y a pas d’alternative ». Et bien si, il y a une alternative.

Volonté politique favorable à l’outsourcing :
« Pourquoi en sommes-nous là ? Parce qu’il y a eu la volonté politique du STIF d’externaliser ce service. Le STIF aurait pu avoir la volonté politique de créer son propre centre d’appels. C’est le choix qu’on fait les élus d’Eau du Ponant…en relocalisant des emplois à Brest par une reprise en main de la prestation « relation à l’usager ». Certes cela demande du temps, des crédits d’investissement mais sur le long terme, c’est une solution profitable aux usagers du service comme aux salariés concernés. »

Un choix risible ?
« Un élu local ne doit pas seulement veiller aux coûts de production, il doit aussi savoir à quel modèle de société il aspire. » souligne  Maxime Paul avant de poursuivre : « Je ne suis pas un spécialiste du STIF et ne connaît pas les contraintes techniques du dossier. …penser l’externalisation comme un dogme conduit à des décisions ubuesques : on veut préserver les emplois dans les centres d’appels en France dans les discours et par les actes on crée les conditions pour délocaliser. »

Les professionnels des centres d’appels au Sénégal s’opposent à la relocalisation en France

Ce secteur constitue un vivier important d’emploi en Afrique avec plusieurs dizaines de milliers de personnes qui en dépendent. Les multinationales basées au Sénégal s’inquiètent des conséquences que pourraient entraîner la décision du gouvernement français de rapatrier une partie de ces centres de traitement d’appels téléphoniques.

En l’espace de 10 ans, une trentaine de centre d’appels sont nés au Sénégal. Le projet du gouvernement français est évidemment contre-productif pour ces professionnels qui n’ont pas tardé à réagir : « On comprend qu’en ces temps de crise économique qui touche l’Europe et notamment la France, le gouvernement français cherche à relocaliser un certain nombre d’emplois qui ont été délocalisés en Afrique francophone » déclare Olivier Sagna, secrétaire général de l’Osiris (Observatoire sur la société de l’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal).

Mr Sagna explique qu’il s’agit là d’une «mesure qui semble difficilement réaliste du point de vue des sociétés qui avaient justement fait le choix de délocaliser ces activités fortes consommatrices de main d’œuvre, avec des coûts salariaux qui sont beaucoup plus élevés en Europe et en France et qui s’étaient rabattus sur des pays comme le Maroc, le Sénégal ou Madagascar où le prix de la main d’œuvre est beaucoup moins élevé ».

Les sociétés françaises et de nombreuses multinationales en tirent un énorme profit, il est donc normal qu’elles s’opposent farouchement à la relocalisation des call centers. Zoher Zeidan, Le patron d’une de ces sociétés, Way2Call, juge cette décision irréaliste en expliquant que c’est surtout une question de coût : « Un centre d’appel français facture à peu près 35 à 40€ de l’heure à Paris et entre 25 et 30 euros en province. Le coût horaire d’une ressource externalisée au Maghreb est entre 15 et 20€ et en Afrique de l’Ouest il est autour de 12€ ».

Les NTIC sous le tunnel de la Manche : téléphonie et Internet mobile enfin disponibles

A l’occasion des Jeux Olympiques de Londres, les opérateurs télécoms historiques, Orange, Bouygues Telecom et SFR, en collaboration avec Eurotunnel, ont mis en route un système de retransmission optique permettant aux passagers des trains à grande vitesse et du Shuttle d’utiliser leur téléphone portable dans le tunnel sous la Manche pour accéder à Internet mais aussi pour téléphoner.

Notons que les voyageurs empruntant cette itinéraire sont au nombre de 20 millions par an. Ils pourront désormais téléphoner, envoyer et recevoir des messages mais aussi et surtout naviguer sur Internet à partir de leur mobile en parcourant les 53 km de tunnel sous la Manche.

Il s’agit d’un système destiné aux réseaux de téléphonie et d’internet : 2G (GSM 900, DCS 1800),  3G (UMTS 2100) et GSM-P. Pour leur part, les opérateurs de téléphonie français auront à assurer une prolongation de leur couverture 2G et 3G la partie Sud du tunnel ferroviaire allant dans le sens France-Grande Bretagne. Pour cela, ils utiliseront un câble de diffusion du signal radio qui permet la diffusion des ondes et des répéteurs optiques placés tous les 750 mètres.

Il incombera aux opérateurs de télécommunication britannique de se charger de la partie Nord  du tunnel (le sens Grande-Bretagne-France). Le tunnel Nord sera couvert après les Jeux Olympiques 2012. En ce qui concerne l’opérateur mobile français Free, le communiqué commun du pilote du projet, Alcatel-Lucent, et d’Eurotunnel indique qu’il rejoindra le dispositif mis en service un peu plus tard.