Une législation fiscale très flexible

Si vous avez décidé d’investir dans la sous-traitance, l’offshore à l’île Maurice bénéficie de nombreux avantages fiscaux. Le ministère des Finances et du développement économique de l’île Maurice classe les entreprises en deux catégories : Global Business Licence 1 et 2. Les sociétés offshore  sont classées dans le GBL 2 et le taux d’imposition qui s’applique varie de 3 à 0%, un niveau extrêmement faible. En termes de confidentialité, il existe à l’île Maurice des lois qui vous permettent de créer une société offshore en tout anonymat. Par la même occasion, votre compte bancaire n’a pas besoin d’être inscrit en votre nom, il suffit de le mettre au nom de votre société et vous pourrez retirer de l’argent sans que votre identité ne figure dans les registres de la banque.

La création de société offshore y coûte moins cher qu’ailleurs

Considéré comme l’un des pays les plus ouverts et les plus stables financièrement, l’île Maurice affiche un coût de création de société très abordable. Le coût de création d’une société offshore à l’île Maurice varie entre 3000 et 3500 euros, tout compris. Dotée d’une jurisprudence très riche, la sécurité juridique y est assurée. En effet, on peut y créer une société sans l’apport obligatoire d’un capital, une société de type SARL, comme dans la plupart des pays francophones. L’administration met à votre disposition une institution spécialisée qui vous accompagne si vous avez des difficultés à réunir les dossiers nécessaires. Le délai d’analyse de vos dossiers après le règlement des frais divers se situe entre deux à cinq jours. Si vous n’avez pas le temps de régler les documents y afférents, vous pouvez faire appel à un cabinet de conseil qui saura vous guider en vous donnant une prestation sérieuse. Sachez qu’un dossier juridique de création de société pourra aussi être mis à votre disposition, vous y trouverez des informations telles que des adresses utiles, des explications simples des procédures à suivre.

Les rapports comptables en fin d’exercice sont facultatifs

Contrairement à d’autres pays d’accueil, une société offshore à l’île Maurice n’est pas tenue de soumettre leurs comptes à l’administration fiscale. La conservation des pièces comptables et l’élaboration d’un journal sont même facultatives. Mais l’administration mauricienne est très rigoureuse en ce qui concerne le contrôle des évasions fiscales ou les blanchiments d’argent. Pour cela, le gouvernement a pris des mesures drastiques pour protéger l’image du pays. Il faut dire que la  libéralisation des capitaux y est bien maîtrisée et le système financier bien développé. La décision du gouvernement qui consiste à dispenser les sociétés offshore des dépôts annuels des comptes a favorisé l’esprit d’entreprise.  En effet, en termes de climat d’investissement, l’île Maurice a été classée 17ème dans le rapport « World Bank Doing Business de 2010 ».

Etat des délocalisations en France : le rapport de l’Insee

En France, la délocalisation est vue d’un très mauvais œil car on l’accuse de favoriser la fuite de l’emploi malgré son aspect avant tout stratégique. Dès qu’on parle de délocalisation, ce sont tout de suite les pays émergents qui viennent à l’esprit, pourtant, le rapport de l’Insee indique clairement que la France délocalise majoritairement en Europe.

La France ne délocalise pas tant que ça

Le vendredi 14 juin 2013 est la date prévue pour la présentation des mesures de relocalisation par Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif. Pour ne pas aller trop vite en besogne, évaluons d’abord l’état réel de la délocalisation de la production française. L’Insee met à mal les idées reçues sur l’externalisation en publiant les résultats de son étude, menée par les deux économistes, Aurélien D’Isanto et Lionel Fontagné. Selon cette étude, seules 4,2% des entreprises marchandes non financières comptant plus de 50 salariés ont délocalisé leurs activités entre 2009 et 2011. Une délocalisation qui a provoqué la suppression de 2 000 emplois directs en France, soit une moyenne de 6 600 par an. En trois ans, 11 500 postes ont été détruites, ce qui ne représente que 0,6% de l’emploi salarié total.

Même si ces chiffres ne tiennent pas compte des emplois supprimés chez les sous-traitants, ils suffisent pour constater que l’impact de la délocalisation reste limité.

Toujours selon l’Insee, la majorité des activités sont surtout transférées dans les pays de l’Union Européenne. L’étude révèle que 55% des entreprises concernées ont délocalisé au moins une activité dans cette zone entre 2009 et 2011. Quant à l’Afrique, c’est surtout la proximité géographique et linguistique qui motive les entreprises qui ont été 24% à y délocaliser leurs activités. Enfin, 18% choisissent l’Inde et la Chine pour le coût faible de la main-d’œuvre.

Canal+ projette d’assurer ses heures supplémentaires depuis un centre d’appels au Maroc

L’opération « Ocre » de Canal+ soulève la désapprobation de la CFE-CGC (Confédération française de l’encadrement-Confédération générale des cadres). Le projet du groupe Cana + inquiète la CFE-CGC. La direction des services clients du groupe a décidé d’ouvrir une plateforme d’appels au Maroc pour couvrir les heures supplémentaires soumises à trop d’exigences en territoire française. En plus d’être chère,  l’application des  heures supplémentaires doit être conforme au code du travail français. Afin de contourner ces contraintes, le groupe Canal+ estime qu’une délocalisation au Maroc serait la meilleure alternative, il a donc lancé un appel d’offres.

Mais la CFE-CGC ne partage pas cet avis. La confédération craint surtout que ce ne soit le début d’une « évasion d’emplois ».  Elle a donc dénoncé le projet dans son blog comme étant favorable à la fuite de l’emploi en France.

Dans la série des projets de délocalisation critiqués, l’opération « Ocre » constitue un nouvel épisode. Rappelons que le dernier scandale fut le prêt de 100 millions d’euros accordé au Maroc pour le développement de l’offshoring à travers une amélioration des infrastructures. Avant ce crédit vivement réprimandé par l’Association professionnelle des professionnels français, l’affaire du Stif a également suscité une grande polémique.

Avec ce projet, Canal+ veut profiter des avantages horaires offerts par le Maroc pour assurer sa relation client, notamment le soir et le week-end. Pour sa défense, le groupe a précisé que les deux centres d’appels internes se trouvant à Rennes et à Saint-Denis seront gardés.

Externalisation en Inde : un fournisseur de services dans l’ombre mais performant

Le géant indien de l’informatique, Mahindra Satyam est présent en Suisse depuis des années et pourtant, il est extrêmement discret. C’est à se demander comment peut-il fournir des services avec 200 collaborateurs locaux et trois agences  tout en restant presque invisible en Suisse. Intriguée par ce cas inédit, Nicolette de Joncaire tente de percer le mystère.

Première explication du directeur de l’entreprise indienne,  Patrick Bajard : « Nos clients préfèrent ne pas être mentionnés. Les entreprises suisses sont discrètes et la culture indienne impose un respect absolu des exigences des clients ». Mahindra Satyam IT compte 88 000 collaborateurs et réalise un chiffre d’affaires à hauteur de 2,5 milliards de dollars. Ce géant indien de l’externalisation fournit de nombreuses prestations, notamment de maintenance, de gestion des infrastructures IT, de BPO et de ERP. Les innovations sur la mobilité et le Cloud computing sont également privilégiées. Elles sont réalisées en concertation avec les clients.

Il s’agit surtout de grands groupes opérant dans le secteur industriel, pharmaceutique, agro-alimentaire, de la télécommunication et de l’assurance mais aussi des organisations internationales. Nestlé, Roche et même la Fédération Internationale de Football sollicitent les services du géant indien des services externalisés. « Contrairement à une perception répandue du mode de fonctionnement des sociétés d’outsourcing indiennes, tout ne se passe pas en Inde. » a souligné Nicolette De Joncaire.

En effet, Mahindra dispose de plusieurs centres d’ingénierie en Europe : Hollande , Allemagne, Belgique,  France (Toulouse). Mahindra Satyam IT se distingue par une politique consistant à  se rapprocher de ses clients et surtout à travailler sur des technologies dont la société ne dispose pas en Inde. Pour 2012, le  classement de KPMG place Mahindra Satyam en seconde position en Suisse et en Allemagne avec  un niveau de satisfaction de 78%, juste derrière l’américain Cognizant.

Internet : les noms de domaine en .com et .net n’ont plus la cote

Depuis le début de l’année jusqu’au 30 Septembre 2012, les noms de domaines déposés ont atteint un total de 246 millions au niveau mondial avec 5,7 millions déposés au cours du troisième trimestre selon les chiffres communiqués par VeriSign, le fournisseur de services d’infrastructure web.

L’enregistrement des noms de domaine est considéré comme un indicateur de la santé de l’économie numérique et du web. Ainsi,  la croissance depuis le deuxième trimestre 2012 est estimé à 2,4%  à l’échelle mondiale avec 5,7 millions de noms de domaine ajoutés jusqu’en septembre. Il s’agit du « septième trimestre consécutif ayant connu une croissance supérieure à 2 % » note VeriSign.

Et depuis le troisième trimestre 2011, les enregistrements de noms de domaine connaissent une croissance considérable de 12% au niveau mondial avec une augmentation de 26,4 millions. Le fournisseur de services note également que les noms de domaine en .net et .com ont de moins en moins la cote. En effet, la base de noms enregistrés en septembre 2012, en .com  faisait un total de 105 millions tandis que la base de noms de domaine en .net  comptait 14,9 millions de noms.

Malgré leur ampleur, ces chiffres indiquent une certaine diminution  de ces deux extensions très courantes selon les explications du fournisseur de services : « les nouveaux enregistrements en .com et .net se sont élevés à 7,8 millions au cours du troisième trimestre de 2012. Cela reflète une baisse de 1,1 % des nouveaux enregistrements en cumul annuel. Le taux de renouvellement .com/.net pour le troisième trimestre de 2012 s’est élevé à 72,5 %, soit une légère baisse par rapport aux 72,9 % du deuxième trimestre de 2012″